L'Interview-Madeleine avec Mourad Merzouki

L’Interview-Madeleine avec Mourad Merzouki

dimanche 3 octobre 2021

Chaque semaine, retrouvez un entretien réalisé sous la forme du célèbre “Questionnaire de Proust”, revisité à la sauce “1001 Notes” afin d’en savoir plus sur la personnalité des personnes qui constituent ce festival qui souffle cet été ses 16 bougies.

Organisateurs, bénévoles, partenaires, artistes… découvrez à travers cette série d’interviews, un autre regard sur ces personnalités.

Retrouvez la programmation complète du Festival 1001 Notes ICI, et la billetterie individuelle et les pass ICI

Le chorégraphe Mourad Merzouki, figure du mouvement hiphop depuis le début des années 1990, inscrit son travail au carrefour de multiples disciplines. Autour de la danse hiphop explorée dans tous ses styles, se greffent le cirque, les arts martiaux, les arts plastiques, la vidéo et la musique live.

Sans perdre de vue les racines du mouvement, ses origines sociales et géographiques, cette confrontation permet d’ouvrir de nouveaux horizons à la danse et dégage des points de vue inédits.

1001 Notes : Ton état d’esprit actuel ?

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#carnetdevoyage #mouradmerzouki

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Mourad Merzouki : Pour faire simple, je dirais que j’apprécie enfin le regain de calme après la crise sanitaire que l’on a vécu il y a quelques mois. Je suis content d’enfin pouvoir me relever de ce chaos et de cette crise, en espérant que ça dure !

Ce que tu apprécies le plus chez tes partenaires de scène ?

Leur engagement et leur confiance à tout ce que je peux leur proposer en tant que chorégraphe.

Ton petit rituel d’avant-scène ?

Avec toute la troupe nous nous mettons en cercle, on se tient par les épaules et faisons ce que l’on peut appeler le cri de guerre, qui peut changer selon les spectacles que l’on va représenter.

C’est un rituel que l’on fait systématiquement afin de partager notre énergie !


Ton loisir préféré lorsque tu n’es pas en concert ou en répétition ?

J’adorais boxer et malheureusement je ne peux plus faute de temps. Sinon quand je suis à la maison, j’aime beaucoup bricoler des choses courante de la vie, c’est ma façon de m’évader, outils à la main.

Ce que tu aurais voulu être si tu n’avais pas été artiste ?

Je pense sincèrement que je n’aurais pas pu épouser une autre carrière que dans le monde artistique. Depuis tout petit je suis artiste au plus profond de mon être et je ne vois pas la vie autrement.

La ville où tu voudrais poser tes valises ?

Je suis désolé mais je ne peux pas choisir… Mais la ville qui m’a le plus marquée récemment est Casablanca, la capitale économique du Maroc. Je ne connaissais pas vraiment ce pays et j’avoue avoir été extrêmement séduit par l’énergie incroyable qui y rayonne, ainsi que par sa population qui construit, développe et avance avec une passion débordante !

Le son que tu préfères ?

Quand on écoute de plus près le son de la Nature, cela a été un véritable bonheur de réentendre le chant des oiseaux pendant le confinement où nous étions loin du brouhaha du quotidien. Un vrai bonheur !

Le héros ou l’héroïne que tu admires le plus ?

Charlie Chaplin, un artiste intemporel qui fait encore aujourd’hui figure d’artiste complet, dans la comédie ou le drame. Il réussissait a faire transparaître des émotions tout en jouant dans du film muet. Un artiste multi-casquette que j’admire tout particulièrement.

Ton compositeur préféré ?

Un des compositeurs que j’admire beaucoup et qui propose des musiques du monde est Armand Amar. Un musicien qui avait commencé à composer pour la danse et qui fait maintenant de la musique de films.

Ton peintre/photographe favori ?

Je vais citer un ami qui fait des photos pour la danse qui s’appelle Michel Cavalca.

Ce que tu détestes par-dessus tout ?

Le racisme et la haine que l’on peut avoir pour un autre être humain qui serait différent de soi par son histoire ou ses origines. C’est insupportable de voir ou subir tant de violence gratuite.

Le don que tu voudrais avoir ?

Avoir une baguette magique afin de pouvoir transformer, en un mouvement,  toutes les choses négatives de la vie, comme le racisme en choses positives.

Ton souvenir de scène le plus cocasse ?

A la fin d’une représentation il y a quelques années, le jour de mon anniversaire, je fêtais mes 40 ans et je vois arriver sur le plateau mon père qui n’avait jamais vu mon travail. Cela m’a bouleversé et beaucoup ému car il n’avait jamais vu mon travail auparavant.

Ta playlist du moment en 3 titres ?

Merci Mourad !
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Crédits Photo de Couverture – Bojan Stoilkovski