INTERVIEW - Alex Vizorek

INTERVIEW – Alex Vizorek

mercredi 13 juillet 2022

Interview : juillet 2022

 

Alex Vizorek, comédien, humoriste, chroniqueur et animateur, est invité le 30 juillet au Festival 1001 Notes pour animer le concert de Jean-Pierre et Juliette Armanet. L’artiste s’est prêté au jeu en répondant chaleureusement à nos questions. 

 

Vous êtes comédien, humoriste, chroniqueur, animateur. Vous apparaissez sur scène, en studio de radio et sur les plateaux TV. Laquelle de ces situations vous intéresse le plus ? 

Professionnellement parlant : toutes. Parce que je crois que ça me permet de faire des passerelles entre les publics. Personnellement et humainement : c’est la scène. Rien ne remplace le moment où je joue en spectacle, où le public est en réponse direct, surtout pour un humoriste ! La sentence tombe tout de suite ; si vous êtes rigolos, il y a des rires.

 

Vous avez animé beaucoup d’événements culturels importants, telle que la 33e Cérémonie des Molières cette année. A vos yeux, quel intérêt représentent les spectacles culturels, pièces de théâtres, concerts, pour/dans la société ?

Je me suis toujours dit que la culture me garderait en vie quoi qu’il se passe, quels que soient les potentiels drames, souffrances, ennuis que je pourrais subir. Quand une cérémonie remet des prix à des pièces qui ont pu changer la soirée, peut-être la vie de certaines personnes, je trouve ça super. Quand il y a des occasions comme au Festival 1001 Notes à Limoges, je dis oui et j’essaie d’être à la hauteur de la chance que j’ai.

 

En travaillant sur l’écriture du texte accompagnant l’œuvre Le Carnaval des animaux, qu’avez-vous retenu de cette collaboration avec l’orchestre et du résultat de l’album ?

Je suis très flatté et fier d’avoir mon nom à côté de l’Orchestre National de Lille de Lucie Leguay.  Pour moi, ça a été une chance de passer derrière un grand du rire français qui était Francis Blanche, qui avait écrit la version culte du Carnaval des Animaux.

Photo : Gilles Coulon / Tendance Floue

 

Quel est votre rapport à la musique classique ?

Etant petit, j’avais assez peu de rapport à la musique classique, si ce n’est ma tante qui m’emmenait aux après-midis musicales au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles une fois tous les mois et demi. J’avoue que j’étais content quand j’y étais, mais sans pour autant y voir complètement l’intérêt. Par exemple, il y a eu un piano chez moi, et j’ai un peu dénigré d’en jouer. 

Aujourd’hui, je suis très fier d’être invité à un événement de musique classique. Je me refais ma culture et surtout j’autorise des gens, qui par ailleurs savent que quand je dis quelque chose, en général, je ne suis pas d’un élitisme forcené, à forcer la porte de spectacles où ils n’auraient pas été. C’est toujours comme ça que j’appréhende l’écriture de texte en lien avec le classique. 

 

Aimez-vous la musique classique ? Si oui, avez-vous un style, un artiste, un morceau que vous chérissez particulièrement ?

J’adore quand on me conseille des choses, quand on me donne le contexte des œuvres. Là récemment, j’ai fait l’histoire du soldat de Stravinsky. A la première répétition, cette musique me semblait assez difficile.  Au bout d’une semaine de répétition, quand j’ai terminé le texte, avec ce plaisir d’entendre les musiciens, je me suis aperçu que mon oreille s’y était faite. J’aimerais vraiment qu’on tourne avec ce spectacle, finalement, je m’y suis attaché. 

Evidemment, dans les grands classiques, j’ai aimé Carmen. J’ai travaillé avec l’Orchestre National de Lille, c’est moi qui faisais avancer l’histoire entre les chansons. J’ai aimé le décalage entre : le mythe de George Bizet, cet opéra iconique et énormément joué, et moi qui au milieu disait que Carmen n’était pas facile tous les jours. 

 

Connaissez-vous un des artistes, ou groupes qui se produiront au Festival 1001 Notes ?

Je connais Juliette Armanet bien évidemment. Je connais aussi Adélaïde Ferrière parce qu’elle a fait une émission de musique classique avec Anne Sinclair. Elle m’a été présentée, car j’avais fait un sketch sur les cymbales et elle a bien voulu me faire un cours de percussion, j’étais très impressionné !

 

Connaissez-vous la région Limousin ?  Si oui, avez-vous une anecdote à nous partager ? 

Je connais très mal la région Limousin mais ça sent la bonne nourriture, je sens que je vais y adhérer directement. J’attends avec grand plaisir que vous me la fassiez découvrir cet été avec ce festival.