Interview Tim Dup

Interview Tim Dup

dimanche 27 mars 2022

La course folle du chanteur Tim Dup le mène sur la scène de 1001 Notes le 30 juillet, scène qu’il vient partager avec l’ensemble de musique de chambre Ataïr, né de la rencontre entre clarinette, basson, cor, contrebasse ou encore violoncelle… L’avenir de la planète, le poids du temps, le sens de la transmission : autant de sujets actuels mis en musique et en mots par ce duo d’un soir qui compte bien arrêter le temps.

Quel a été votre parcours musical ? 

J’ai un parcours musical varié, j’ai commencé le piano lorsque j’étais enfant, cela m’a donné le goût pour la composition et j’ai aussi beaucoup écouté de musique, que ce soit en famille ou personnellement. Le goût pour l’écriture s’est développé lorsque j’étais au collège, avec des poèmes que j’écrivais et que je voulais mettre en chanson.

En rentrant à la FAC, j’ai beaucoup retravaillé mes compositions chant/piano et j’ai eu envie de les jouer devant un public. J’ai contacté beaucoup de bars, salles et cafés pour pouvoir y jouer, notamment le cabaret « Les trois baudets » qui est un cabaret historique dans la découverte chanson. Par la suite, j’ai rencontré mon manager sur un tremplin acoustique tv 5 monde un peu par hasard, ça m’a permis de le rencontrer lui et qui m’avait mis en premier parmi les 120 artistes qui participaient.

À ce moment, je jonglais entre la musique et mes études. J’ai mis longtemps à faire le choix parmi les deux pour rassurer mon entourage, mais au fond de moi le choix était déjà fait.

Est-ce que vous écoutez de la musique classique ?

J’ai beaucoup écouté de musique classique et j’en écoute encore beaucoup. Ça m’a accompagné bien sûr dans l’apprentissage du piano. Je me suis mis à beaucoup en écouter pendant mes périodes d’examens pour réviser. En ce moment j’écoute par période artistique que je ne connaissais pas ou peu, comme le romantisme avec Chopin et Debussy. Je pense que ça a un peu influencé certaines couleurs dans le dernier album.

L’attrait que vous avez pour le texte vient-il des livres ?

J’ai toujours été attiré par les mots, je me souviens qu’à l’école, ce qui me plaisait, c’étaient les écrits d’inventions, rédactions. Raconter une histoire m’a toujours plu. J’ai lu des livres qui m’ont marqué, mais je ne suis pas un énorme lecteur. L’écriture elle s’étoffe petit à petit. J’ai la sensation qu’il faut un goût pour les mots et les histoires plus que pour la lecture. La lecture peut très vite devenir intimidante pour l’écriture car l’on peut avoir du mal à se défaire de l’influence des auteurs. Le danger est de se comparer à eux ce qui peut être dévalorisant. J’ai la profonde conviction que pour écrire, il ne faut pas à tout prix lire mais vivre des choses.

Avez-vous déjà expérimenté l’écriture dans d’autres formats ?

Oui bien sûr ! J’y pense beaucoup et je suis en train de construire ça à côté. Notamment pour les formats plus longs qui permettent d’avoir cet esprit de nuance qui n’est pas évident dans une chanson, avec des formats synthétiques qui brident l’écriture. Par exemple dans un format plus long, on peut se permettre de moins se soucier des rimes et de laisser libre cours à la prose.

Pouvez-vous nous parler de ce que vous allez jouer cet été au festival 1001 notes ?

Ça va être un moment assez unique de s’entourer de cordes sur scène. C’est vrai qu’il y en a pas mal sur mes deux derniers disques, mais les amener sur scène c’est audacieux en termes d’économie, de présence, de régularité. Les musiciens classiques ne sont pas forcément disponibles pendant toute une tournée de musique actuelle. En plus des cordes, la configuration à un peu changé avec un clavier, une basse et une guitare. Il s’en dégage quelque chose de fiévreux, de beaucoup plus rock qui sera adapté à l’ambiance d’un festival.Le défi était d’homogénéiser mes chansons dans ce spectacle avec trois disques qui sont assez différents. Ce projet c’est, en quelque sorte, comme une quatrième gloire qui me permet aussi de sortir de ma position devant le piano pour pouvoir être debout sur scène.

Propos recueillis par Thomas Lecrohart

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