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Rencontre avec Franck Edouard de la Spedidam

samedi 31 juillet 2021

Créée en 1959 par 5 artistes-interprètes de la musique, la Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-Interprètes (SPEDIDAM) leur permet d’exercer un contrôle sur les utilisations secondaires de leurs interprétations enregistrées et de percevoir des rémunérations complémentaires pour ces utilisations (enregistrements diffusés dans des spectacles, disques sonorisant des films…). En plus de ses missions de perception des droits, la Spedidam soutien le spectacle vivant.

En 2019, le nombre de représentations de type concerts soutenues par la Spedidam grimpe à 40 000. Un nombre impressionnant qui prouve que la Spedidam est un acteur institutionnel incontournable pour le soutien du monde de la Culture.

Entretien avec Franck Edouard, administrateur pour la Spedidam

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Festival 1001 Notes : Bienvenue à cette 16ème édition du Festival 1001 Notes, quel est le lien qu’entretien la Spedidam avec notre Festival ?

Franck Edouard : Il s’agissait cette année de soutenir et parrainer la soirée d’ouverture du Festival 1001 Notes avec comme invité Vladimir Cosma.

Festival 1001 Notes : Dans un monde musical 2.0 où le streaming domine le marché, est-il encore aujourd’hui chose aisée de continuer vos missions ?

Franck Edouard : C’est en effet un grand défi pour nous ! Notre société constate que la copie privée est en voie de disparition tant les usages et le streaming sont devenus dominants dans la manière d’écouter la musique à travers le monde. De plus, la loi n’avait pas prévu cette évolution des comportements, nous sommes donc aujourd’hui engagé dans une bataille afin de percevoir les droits en gestion collective pour les artistes inteprètes qui sont « streamés ».

Malgré une directive européenne qui va dans notre sens, nous sommes toujours face à un vide juridique, le droit français n’ayant pas encore retranscrit cette directive.

Festival 1001 Notes : Avez-vous essayé de nouer des accords avec les principales plateformes de streaming pour palier à ce vide juridique ?

Franck Edouard : Il faut tout d’abord avoir conscience qu’un artiste n’est pas un « ouvrier » de la musique.  Les plateformes préfèrent avoir un seul interlocuteur qui est le producteur de l’artiste par soucis de praticité. Notre seul levier pour le moment repose sur les discussions avec le législateur afin d’avancer sur un texte de loi qui s’applique sur le territoire français.

Festival 1001 Notes : La crise sanitaire, outre la diminution drastique de représentations pour les artistes-interprètes, a-t-elle eu un impact significatif sur vos activités ?

Franck Edouard : Comme pour beaucoup de secteurs, nous avons été fortement impacté dans notre activité de percepteurs. Par exemple, la Spedidam s’occupe de prélever les droits de diffusions dans les petits commerces amplifiés comme dans les cafés, restaurants ou les coiffeurs qui ont dû pendant longtemps fermer leurs portes au pic de la pandémie.

Hors crise sanitaire, les droits sur la copie privée ont également fortement baissé, dû aux changements d’habitudes d’écoutes musicale avec le streaming dont on parlait précédemment.
Nous vivons une évolution radicale de nos métiers et missions, mais pour le moment, nous nous concentrons sur le soutien de nos artistes, ainsi que les événements que l’on parraine.

Festival 1001 Notes : Malgré tout, y’a t’il eu du positif à souligner ces derniers mois ? 

Franck Edouard : Contre vents et marrées, on constate que de nombreux événements et festivals ont su s’adapter et apporter un peu de magie. Quel joie de ressentir l’engouement des artistes qui n’attendent qu’à jouer et partager leur amour de la musique avec un public présent et avide d’émotions.

Cette lueur d’espoir me réjouit.

Festival 1001 Notes : Un dernier mot ?

Franck Edouard : La Spedidam est gérée pleinement par des artistes, et de ce fait, nous avons cette volonté de conserver cette culture et une identité si spécifique qui permet de comprendre et de pleinement écouter les artistes-interprètes de notre réseau.

 

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