Le guide complet du Festival 1001 Notes 2026, jour par jour

Le guide complet du Festival 1001 Notes 2026, jour par jour

mercredi 17 juin 2026

Cinq soirs, neuf concerts à la Patinoire Olympique de Limoges, un de plus au Four des Casseaux, et un pré-concert hors les murs à la Chapelle Saint Martin de Nieul. Le Festival 1001 Notes se déroule du 15 au 19 juillet 2026 à Limoges, précédé le 14 juillet d’un avant-goût en plein air. Avant de foncer sur la billetterie, voici le programme complet, soir par soir, pour préparer votre semaine sans rien manquer.

 

Mardi 14 juillet : le pré-concert hors les murs

Avant le coup d’envoi officiel, le festival propose un pré-concert à la Chapelle Saint Martin de Nieul, à vingt minutes de Limoges, avec une Garden Party signée Nicolas Horvath au piano. Une création 1001 Notes autour de la musique française, en plein air, pour mettre en appétit avant les cinq soirées qui suivent.
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Mercredi 15 juillet : le rap rencontre l’orchestre

Premier rendez-vous à la Patinoire Olympique, 20h30. « Il était une fois à Marseille, Rap Symphonique » réunit le rappeur napolitain Lucariello et la chanteuse italienne Petra Magoni, sur une création portée par l’Orchestre symphonique 1001 Notes sous la direction de Chloé Meyzie. Guitare, bandonéon, violoncelle, mandoline, percussions et basse électrique complètent le plateau. Une preuve de plus que le rap symphonique n’a rien d’un gadget marketing.

Petite anecdote qui donne le ton de la soirée : Lucariello a grandi dans le quartier de Scampia, à Naples, celui-là même qui a inspiré la série Gomorra, dont il signe d’ailleurs le générique de fin. De la rue à l’orchestre symphonique, le grand écart n’en est presque plus un.
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Jeudi 16 juillet : double plateau, de Bach au jazz

Deux concerts ce soir-là, à la Patinoire Olympique.

À 18h, « De Bach au hip-hop » met face à face Skye Edwards, chanteuse du groupe trip-hop Morcheeba, et Beatrice Berrut au chant et au piano, accompagnées de Nadir Graa à la basse électrique. Une création 1001 Notes qui interroge les ponts entre baroque et hip-hop.

À noter pour les curieux : le nom Morcheeba vient de l’argot anglais « more cheeba », autrement dit « encore de l’herbe ». Rien de très baroque à l’origine, mais la voix de Skye Edwards, elle, a depuis longtemps prouvé qu’elle pouvait dialoguer avec n’importe quel répertoire.

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À 21h, Origines Symphonic emmène Sébastien Farge (accordéon, composition), Amaury Faye (piano), Gautier Laurent (contrebasse) et Francis Arnaud (batterie) dans un jazz symphonique porté par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Limoges Nouvelle-Aquitaine, sous la direction de Chloé Meyzie.

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Vendredi 17 juillet : du métal lyrique à Broadway

À 18h, « Au royaume des rêves » réunit Tarja Turunen, ex-chanteuse du groupe Nightwish et figure fondatrice du métal symphonique, et le pianiste Nicolas Horvath, pour une création 1001 Notes en métal lyrique.

Ce que beaucoup ignorent : avant de devenir une icône du métal symphonique, Tarja Turunen est une chanteuse classique formée au Conservatoire de Savonlinna, puis à l’Académie Sibelius et à la Hochschule de Karlsruhe en Allemagne. Soprano lyrique de formation, elle a quitté Nightwish en 2005 dans des conditions houleuses, congédiée par une lettre ouverte publiée sur le site du groupe. Vingt ans plus tard, l’affaire s’est largement apaisée, et la rencontre avec Nicolas Horvath au piano referme la boucle entre métal et musique classique, deux univers qu’elle a toujours considérés comme cousins.

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À 21h, Natalie Dessay chante Broadway, entourée de Neïma Naouri, Laurent Naouri et Tom Naouri au chant, Yvan Cassar au piano et à la direction musicale, Benoît Dunoyer à la contrebasse et Nicolas Montazaud aux percussions. Une soirée comédie musicale haute en couleur.

Anecdote qui résume bien son parcours : Natalie Dessay se rêvait danseuse, puis actrice, avant qu’un professeur ne découvre sa voix par hasard, en l’entendant fredonner un air pendant un cours de théâtre. Elle est devenue l’une des plus grandes sopranos françaises, avant de tirer sa révérence à l’opéra en 2013 à Toulouse pour se consacrer au théâtre, à la chanson et à la comédie musicale.

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Samedi 18 juillet : un voyage dans les étoiles, puis le sacré

À 18h, Cosmique Vivaldi, le voyage musical dans les étoiles, propose un concert immersif avec Cyril Garnier en récitant, Manon Galy au violon et l’Orchestre de Chambre de Toulouse.

Clin d’œil amusant : Cyril Garnier, connu comme acteur et humoriste du duo Garnier et Sentou, avait été sélectionné en 2013 pour un projet d’envol vers l’espace baptisé Axe Apollo, qui n’a finalement jamais eu lieu. Treize ans plus tard, c’est avec Vivaldi qu’il fera enfin le voyage vers les étoiles, depuis la scène de la Patinoire Olympique.

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À 21h, place au Stabat Mater avec le contre ténor Philippe Jaroussky et la soprano Gwendoline Blondeel, accompagnés de l’orchestre Les Accents sous la direction de Thibault Noally au violon.

L’histoire vaut d’être racontée : Philippe Jaroussky a d’abord appris le violon, avant de découvrir sa vocation à 18 ans en entendant chanter le contre-ténor Fabrice di Falco dans une église parisienne. Bouleversé, il décide sur le champ de rencontrer la professeure de ce dernier pour apprendre à chanter. Le reste appartient à l’histoire du chant baroque.

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Dimanche 19 juillet : le piano baroque, la guitare vagabonde et la clôture symphonique

Trois rendez-vous pour cette dernière journée.

Couperin, au Four des Casseaux, fait entendre le piano baroque de Natacha Kudritskaya.

Le disque qu’elle présente n’est pas anodin : pianiste ukrainienne installée en France, Natacha Kudritskaya construit son album Couperin autour d’une métaphore des oiseaux migrateurs, en écho au sort des exilés et des musiciens ukrainiens qu’elle soutient depuis le début de la guerre via le projet Music Chain for Ukraine. Le baroque français comme refuge, en somme.

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Alter Ego met à l’honneur la guitare vagabonde de Thibault Cauvin, à la Patinoire Olympique. L’horaire précis de ces deux concerts n’est pas encore confirmé sur la billetterie en ligne au moment de la rédaction : mieux vaut vérifier directement sur le site avant de s’organiser.

Le titre du concert n’a rien d’un hasard : Thibault Cauvin a vécu quinze ans sans domicile fixe, en tournée perpétuelle dans plus de cent vingt pays, et vient de publier un roman autobiographique qui porte le même nom, Alter Ego. De quoi nourrir un concert qui ressemble à un carnet de voyage.

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Le festival se clôt à 21h avec Un Boléro à Bamako, où Mariam, du duo Amadou & Mariam, retrouve Patrick Bebey aux sanzas, flûte pygmées et claviers, le groupe Trans Cover Express, ainsi que l’Orchestre symphonique et le chœur 1001 Notes sous la direction de Chloé Meyzie. Une Afrique symphonique en guise de point final.

Ce concert résonne d’une manière particulière cette année. Amadou Bagayoko, le partenaire de vie et de scène de Mariam Doumbia depuis leur rencontre à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako en 1977, est décédé en avril 2025. Cette soirée à Limoges sonne donc aussi comme un hommage à cinquante ans d’une histoire d’amour et de musique qui a porté le Mali jusqu’aux scènes du monde entier.

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Infos pratiques

Lieux Patinoire Olympique de Limoges, boulevard des Petits Carmes, pour la majorité des concerts. Four des Casseaux, 1 rue Victor Duruy, pour Couperin. Chapelle Saint Martin, à Nieul, pour le pré-concert du 14 juillet.

Tarifs Billet à l’unité de 28€ à 68€ selon la catégorie de placement, tarif réduit à 15€ pour les moins de 25 ans, gratuit pour les moins de 12 ans. Pass Soirée (deux concerts) de 50€ à 122€. Pass Festival (neuf concerts) de 189€ à 459€. Des Pass Parcours thématiques existent aussi : Voix Iconiques, Voix en Métissage, Découverte.

Billetterie En ligne sur la billetterie officielle du festival, ou par téléphone au 07 68 86 99 69. Pendant la semaine du festival, un guichet ouvre tous les jours à 16h à la Patinoire Olympique.

Sur place Un village de restauration ouvre chaque soir à partir de 16h, avec foodtrucks locaux et apéros concerts gratuits.

Se loger et se déplacer Plusieurs hôtels et gîtes sont recensés à Limoges et à Nieul. Le covoiturage et le train restent les options les plus simples pour rejoindre le Limousin en juillet.